
Dans l’aromathérapie moderne, de nombreux consommateurs pensent que choisir une huile essentielle « bio » ou « 100 % pure » suffit pour obtenir un produit irréprochable. Pourtant, ces mentions représentent une obligation de moyens, et non une obligation de résultats. Elles ne garantissent ni une composition constante, ni l’absence totale de contaminants, ni un effet thérapeutique reproductible.
À l’opposé, certaines entreprises — dont dōTERRA avec son standard CPTG — appliquent une approche beaucoup plus stricte, fondée sur la science analytique, la traçabilité et la reproductibilité moléculaire. Je propose ici une analyse comparative, étayée par quelques données scientifiques.
Pourquoi les huiles essentielles bio ou » 100 % pures » présentent de fortes variations
Les études scientifiques montrent de fortes fluctuations dans les composants clés de la lavande vraie.
Exemples concernant deux molécules :
- Le linalol : 20–45 %
- L’acétate de linalyle : 20,8–39,9 %
La lavande contient naturellement du linalol et de l’acétate de linalyle, molécules thérapeutique de l’huile essentielle de lavande. Aujourd’hui les normes autorisent (ISO, 100% pures) une variabilité entre 20 et 45% de linalol pour une huile de lavande. Ce qui est énorme !
C’est comme si on vous disait : une confiture pour être appelée confiture doit contenir entre 20 et 45% de fruits d’un pot a l’autre, voire même provenant de la même marque….!
Ces variations sont influencées par plusieurs facteurs:
- le climat,
- l’altitude,
- la variété botanique,
- la distillation,
- la maturité de la plante.
Conséquence : deux huiles « Bio, 100 % pures » peuvent présenter jusqu’à 25 % de différence sur les molécules actives, modifiant l’effet thérapeutique d’un flacons à l’autre.
Limites des normes officielles (BIO – ISO – 100% PURES)
Ce que garantissent réellement ces labels
- Conformité botanique
- Absence d’adultération
- Respect d’un cahier des charges agricole
Ce qu’ils ne garantissent pas
- Stabilité des taux de linalol ou d’acétate de linalyle
- Absence systématique de pesticides, solvants ou métaux lourds (in fine)
- Reproductibilité d’un lot à l’autre
- Origine naturelle et non synthétique
- Profil chimique et composition de chaque lot
Le standard CPTG de dōTERRA a une obligation de résultats
dōTERRA applique un ensemble de tests systématiques pour garantir un produit constant, pur et comparable d’un flacon à l’autre. Avant l’expédition aux consommateurs dōTERRA effectue 60 tests et en moyenne 176 analyses !

Tests réalisés sur chaque lot dōTERRA
Un autre article sur le blog Foxies Mélodie à ce sujet reprenait les différents tests effectués que je rappelle ci-dessous:
- GC/MS (Chromatographie en phase gazeuse / Spectrométrie de masse): analyse détaillée du profil chimique permettant d’identifier et de quantifier chaque composé de l’huile essentielle.
- FT-IR (Spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier): vérifie la structure moléculaire globale de l’huile essentielle et détecte rapidement toute altération ou adultération.
- Analyse de chiralité: mesure la proportion entre les formes “droites” et “gauches” des molécules afin de confirmer une origine naturelle et non synthétique.
- Analyse isotopique: contrôle la signature isotopique du produit pour authentifier son origine botanique et géographique et repérer d’éventuels ajouts synthétiques.
- Tests microbiologiques: détectent et quantifient la présence de bactéries, levures, moisissures ou contaminants biologiques indésirables.
- Test pesticides et métaux lourds: identifie toute trace de résidus chimiques ou de métaux toxiques afin de garantir une pureté et une innocuité totales.
- Contrôle de microplastiques: recherche et élimine la présence de particules plastiques issues de l’environnement ou du conditionnement.
- Analyse de stabilité: évalue la résistance du produit à l’oxydation, à la lumière et à la chaleur pour garantir la qualité dans le temps.
- Vérifications en amont, en réception, en mise en flacon: contrôle qualité systématique du champ à l’usine : validation des cultures, tests à la réception des lots, et vérifications finales lors du conditionnement.
Constance moléculaire
Pour reprendre l’exemple de la lavande vraie de dōTERRA :
- Taux de linalol: 33 % (et non 20 à 45% comme pour le label BIO…)
- Variation maximale autorisée < 1,5 % d’un lot à l’autre
Cela permet une reproductibilité thérapeutique impossible à obtenir avec les labels génériques du marché.

Pour conclure, le « BIO » et les mentions de pureté « 100% pures » fournissent un cadre minimal. Ils ne garantissent ni la constance des molécules actives, ni l’absence totale de contaminants, ni une stabilité thérapeutique.
À l’inverse, le standard CPTG représente, à ce jour, l’un des protocoles privés les plus stricts au monde dans le secteur des huiles essentielles : contrôle complet, reproductibilité moléculaire et tolérances très serrées.
C’est ce qui permet à une goutte d’huile essentielle dōTERRA de produire toujours le même effet, flacon après flacon.
Quelques références:
Contract Laboratory : Essential Oil Testing – purity, contaminants, regulations.
Georgieva R. et al. Essential Oil Chemical Composition of Lavender Varieties Cultivated in an Untraditional Agro-Ecological Region, 2022.
Comparative Study GC-MS : Lavandula angustifolia (PubMed 21870761).
Analyse biocultivée vs produits commerciaux (PubMed 36684478).
Variabilité Himalaya occidental (MDPI, Molecules 27(11), 3391).
Chemical composition and biological activities of Lavandula angustifolia (Nature Scientific Reports, 2025).
ISO 3515:2002 — huile essentielle de lavande vraie.
Documentation technique CPTG — doTERRA (processus, tests analytique et contrôle qualité).